Nucléaire - TCHERNOBYL - CENTRALES EN FRANCE - AVRIL 2006
Liste de centrales nucléaires en France
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_centrales_nucléaires_en_France
Centrales nucléaires et principaux sites de stockage des déchets nucléaires en france
Cet article dresse une liste de centrales nucléaires en France. Il y a 59 réacteurs nucléaires en activité en 2005 dans 20 centrales différentes, et plusieurs sites de gestion des déchets.
En 2004, 78% de l'énergie électrique française est d'origine nucléaire.
[modifier]
Centrales nucléaires
Les centrales nucléaires sont classées par ordre alphabétique.
• Belleville (Cher) : réacteurs Belleville 1 et 2
• Brennilis (Finistère) : réacteur Brennelis arrêté
• Bugey (Ain) : réacteur Bugey 1 arrêté, réacteurs Bugey 2, 3, 4 et 5
• Cattenom (Moselle) : réacteurs Cattenom 1, 2, 3 et 4
• Chinon (Indre-et-Loire) : réacteurs Chinon A1, A2 et A3 arrêtés, réacteurs
Chinon B1, B2, B3 et B4
• Chooz (Ardennes) : réacteur Chooz A arrêté, réacteurs Chooz B1 et B2
• Civaux (Vienne) : réacteurs Civeaux 1 et 2
• Creys-Malville (Isère) : surgénérateur Superphénix arrêté
• Cruas (Ardèche) : réacteurs Cruas 1, 2, 3 et 4
• Dampierre (Loiret) : réacteurs Danpierre 1, 2, 3 et 4
• Fessenheim (Haut-Rhin) : réacteurs Fessenheim 1 et 2
• Flamanville (Manche) : réacteurs Flamanville 1 et 2
• Golfech (Tarn-et-Garonne) : réacteurs Golftech 1 et 2
• Gravelines (Nord) : réacteurs Gravelines 1, 2, 3, 4, 5 et 6
• Le Blayais, commune de Braud-et-Saint-Louis (Gironde) : réacteurs Blayais 1, 2, 3 et 4
• Marcoule (Gard) : réacteurs G1, G2, G3 arrêtés, surgénérateur Phénix
• Nogent (Aube) : réacteurs Nogent 1 et 2
• Paluel (Seine-Maritime) : réacteurs Paluel 1, 2, 3 et 4
• Penly au nord de Dieppe (Seine-Maritime) : réacteurs Penly 1 et 2
• Saint-Maurice / Saint-Alban (Isère) : réacteurs St-Alban 1 et 2
• Saint-Laurent (Loir-et-Cher) : réacteurs St-Laurent A1 et A2 arrêtés, réacteurs St-Laurent B1 et B2
• Tricastin, commune de Pierrelatte (Drôme) : réacteurs Tricastin 1, 2, 3 et 4
Centrales nucléaires
Pour plus d'information, voir la liste des réacteurs nucléaires en France
Sites de gestion des déchets
• Bure (Meuse)
• Laboratoire d'études géologiques sur le stockage par enfouissement des déchets.
• Cap de la Hague (Manche)
• Centre de stockage de déchets
• Usine de retraitement de la Hague
• Marcoule (Gard)
• Usine d'extraction du plutonium de Marcoule (UP1)
• Centre de stockage des déchets
• Soulaines (Aube)
• Centre de stockage de déchets de faible et moyenne activité
• Morvilliers (Aube)
• Centre de stockage de déchets de très faible activité
En France, de nombreux autres sites abritent des déchets nucléaires en attente ou en cours de traitement (ce ne sont pas des sites de stockage définitif), voir l'inventaire de l'Agence Nationale de gestion des Déchets Radioactifs.
Sources
• CEA : Publications - Les centrales nucléaires dans le monde (et en France)
Liste des réacteurs nucléaires en France
Cet article liste les réacteurs électrogènes, ainsi que les premiers réacteurs plutogènes. Les réacteurs de recherche ne sont pas listés ici. Les réacteurs nucléaires sont classés par ordre chronologique, les valeurs de la puissance représentent la puissance installée pour un réacteur. Article principal : Liste de centrales nucléaires en France
Réacteur nucléaire
Commune (département) Filière (sigle)
Puissance en MW
Décision du projet
Début des travaux
Entrée en service
Arrêt définitif
@ G1 (CEA) Marcoule (Gard) graphite-gaz (UNGG) 7 1952 1955 1956 1968
@ G2 (CEA) Marcoule (Gard) graphite-gaz (UNGG) 40 1955 1956 1959 1980
@ G3 (CEA) Marcoule (Gard) graphite-gaz (UNGG) 40 1955 1956 1960 1984
@ Chinon A1/EDF1 Chinon (Indre-et-Loire)
graphite-gaz (UNGG) 70 1956 1957 1963 1973
@ Chinon A2/EDF2 Chinon (Indre-et-Loire)
graphite-gaz (UNGG) 210 1957 1958 1965 1985
@ Chinon A3/EDF3 Chinon (Indre-et-Loire)
graphite-gaz (UNGG) 400 1959 1961 1966 1990
@ Chooz A Chooz (Ardennes)
eau légère (REP) 305 1960 1962 1967 1991
@ Brennilis (CEA) Brennilis (Finistère)
gaz-eau lourde (PHWR) 7 1961 1962 1967 1985
@ Phénix (CEA) Marcoule (Gard)
surgénérateur 233 1961 1968 1973
@ Saint-Laurent A1/EDF4 Saint-Laurent (Loir-et-Cher)
graphite-gaz (UNGG 460 1963 1963 1969 1990
@ Bugey 1 Bugey (Ain)
graphite-gaz (UNGG) 540 1965 1965 1972 1994
@ Saint-Laurent A2/EDF5 Saint-Laurent (Loir-et-Cher)
graphite-gaz (UNGG) 515 1966 1966 1971 1992
@ Fessenheim 1 Fessenheim (Haut-Rhin)
eau légère (REP) 880 1971 1977 1978
@ Fessenheim 2 Fessenheim (Haut-Rhin)
eau légère (REP) 880 1972 1977 1978
@ Bugey 2 Bugey (Ain)
eau légère (REP) 910 1972 1978 1979
@ Bugey 3 Bugey (Ain) eau légère (REP) 910 1973 1978 1979
@ Bugey 4 Bugey (Ain) eau légère (REP) 910 1974 1979 1979
@ Bugey 5 Bugey (Ain) eau légère (REP) 910 1974 1979 1980
@ Tricastin 1 Pierrelatte (Drôme) eau légère (REP) 915 1974 1980 1980
@ Tricastin 2 Pierrelatte (Drôme) eau légère (REP) 915 1974 1980 1980
@ Dampierre 1 Dampierre (Loiret) eau légère (REP) 890 1975 1980 1980
@ Dampierre 2
Dampierre (Loiret) eau légère (REP) 890 1975 1980 1981
@ Gravelines B1 Gravelines (Nord) eau légère (REP) 910 1975 1980 1980
@ Gravelines B2 Gravelines (Nord) eau légère (REP) 910 1975 1980 1980
@ Gravelines B3 Gravelines (Nord) eau légère (REP) 910 1975 1980 1981
@ Dampierre 3 Dampierre (Loiret) eau légère (REP) 890 1975 1981 1981
@ Dampierre 4 Dampierre (Loiret) eau légère (REP) 890 1975 1981 1981
@ Tricastin 3 Pierrelatte (Drôme) eau légère (REP) 915 1975 1981 1981
@ Tricastin 4 Pierrelatte (Drôme) eau légère (REP) 915 1975 1981 1981
@ Gravelines B4 Gravelines (Nord)
eau légère (REP) 910 1976 1981 1981
@ Saint-Laurent B1 Saint-Laurent (Loir-et-Cher)
eau légère (REP) 915 1976 1981 1983
@ Saint-Laurent B2 Saint-Laurent (Loir-et-Cher)
eau légère (REP) 915 1976 1981 1983
@ Blayais 1 Braud-et-Saint-Louis (Gironde) eau légère (REP) 910 1977 1981 1981
@ Blayais 2 Braud-et-Saint-Louis (Gironde) eau légère (REP) 910 1977 1982 1983
@ Chinon B1 Chinon (Indre-et-Loire) eau légère (REP) 905 1977 1982 1984
@Chinon B2 Chinon (Indre-et-Loire) eau légère (REP) 905 1977 1983 1984
@ Paluel 1 Paluel (Seine-Maritime) eau légère (REP) 1330 1977 1984 1985
@ Blayais 3 Braud-et-Saint-Louis (Gironde) eau légère (REP) 910 1978 1983 1983
@ Blayais 4 Braud-et-Saint-Louis (Gironde) eau légère (REP) 910 1978 1983 1983
@ Cruas 1 Cruas (Ardèche) eau légère (REP) 915 1978 1983 1984
@ Cruas 2 Cruas (Ardèche) eau légère (REP) 915 1978 1984 1985
@ Paluel 2 Paluel (Seine-Maritime) eau légère (REP) 1330 1978 1984 1985
@ Cruas 3 Cruas (Ardèche) eau légère (REP) 915 1979 1984 1984
@ Cruas 4 Cruas (Ardèche) eau légère (REP) 915 1979 1984 1985
@ Gravelines B5 Gravelines (Nord) eau légère (REP) 910 1979 1984 1985
@ Flamanville 1 Flamanville (Manche) eau légère (REP) 1330 1979 1985 1986
@ Gravelines B6 Gravelines (Nord) eau légère (REP) 910 1979 1985 1985
@ Paluel 3 Paluel (Seine-Maritime) eau légère (REP) 1330 1979 1985 1986
@ Saint-Alban 1 Saint-Alban (Isère) eau légère (REP) 1335 1979 1985 1986
@ Cattenom 1 Cattenom (Moselle) eau légère (REP) 1300 1979 1986 1987
@ Saint-Alban 2 Saint-Alban (Isère) eau légère (REP) 1335 1979 1986 1987
@ Chinon B3 Chinon (Indre-et-Loire) eau légère (REP) 905 1980 1986 1987
@ Flamanville 2 Flamanville (Manche) eau légère (REP) 1330 1980 1986 1987
@ Paluel 4 Paluel (Seine-Maritime) eau légère (REP) 1330 1980 1986 1986
@ Belleville 1 Belleville (Cher) eau légère (REP) 1310 1980 1987 1988
@ Cattenom 2 Cattenom (Moselle) eau légère (REP) 1300 1980 1987 1988
@ Superphénix Creys-Malville (Isère) surgénérateur 1240 1985 1997
@Belleville 2 Belleville (Cher) eau légère (REP) 1310 1980 1988 1989
@ Chinon B4 Chinon (Indre-et-Loire) eau légère (REP) 905 1981 1987 1988
@ Nogent 1 Nogent (Aube) eau légère (REP) 1310 1981 1987 1988
@ Nogent 2 Nogent (Aube) eau légère (REP) 1310 1982 1988 1989
@ Cattenom 3 Cattenom (Moselle) eau légère (REP) 1300 1982 1990 1991
@ Golfech 1 Golfech (Tarn-et-Garonne) eau légère (REP) 1310 1982 1990 1991
@Penly 1 Dieppe (Seine-Maritime) eau légère (REP) 1330 1982 1990 1990
@ Cattenom 4 Cattenom (Moselle) eau légère (REP) 1300 1983 1991 1992
@ Penly 2 Dieppe (Seine-Maritime) eau légère (REP) 1330 1984 1992 1992
@ Golfech 2 Golfech (Tarn-et-Garonne) eau légère (REP) 1310 1984 1993 1994
@ Chooz B1 Chooz (Ardennes) eau légère (REP) 1500 1984 1996 2000
@ Chooz B2 Chooz (Ardennes) eau légère (REP) 1500 1985 1997 2000
@ Civaux 1 Civaux (Vienne) eau légère (REP) 1495 1988 1997 2002
@ Civaux 2 Civaux (Vienne) eau légère (REP) 1495 1991 1999 2002
Sources
• CEA : Publications "Elecnuc" - Les centrales nucléaires dans le monde (et en France)
• Le rayonnement de la France : Energie nucléaire et identité nationale après la seconde guerre mondiale de Gabrielle Hecht
• Portail de l'énergie – Accédez aux articles de Wikipédia concernant les énergies.
• Uranium Naturel Graphite Gaz
• Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
• (Redirigé depuis UNGG)
• Aller à : navigation, Rechercher
• Cet article est une ébauche à compléter concernant la science, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
• La filière française des réacteurs nucléaires de technologie Uranium Naturel-Graphite-Gaz a été développée conjointement par le CEA
et l'EDF après la seconde guerre mondiale, jusqu'à son abandon en 1969 au profit de la filière des réacteurs à eau légère pressurisée (REP) développée par les américains.
• Dans les années 1950 et 1960, 9 réacteurs nucléaires furent construits selon les plans de la filière dite graphite-gaz. Voir la liste des réacteurs nucléaires en France
• Elle a été soutenue de manière inconditionelle par le Général De Gaulle, qui voulait ainsi assurer à la France son indépendance énergétique et un rayonnement technologique dans le monde entier. Mais à son arrivée au pouvoir, le président Georges Pompidou a jugé la filière américaine plus prometteuse pour des motifs économiques.
• [modifier]
• Bibliographie
• Gabrielle Hecht, Le rayonnement de la France : Energie nucléaire et identité nationale après la seconde guerre mondiale, La Découverte , 2004 http://fr.wikipedia.org/wiki/UNGG
Objet: Recherche : que faire en cas d'alerte nucléaire
Date: 23 avril 2006 20:53:06 GMT+02:00
Les listes de diffusion du Réseau Sortir du nucléaire >>>>
http://www.sortirdunucleaire.org/listes.htm <<<<<
[rezo-actu]
Liste de diffusion consacrée exclusivement à l'information sur le
nucléaire et ses alternatives. Liste modérée, sans fichiers attachés
ni fichier html.
Abonnement/désabonnement http://www.sortirdunucleaire.org/liste.htm
[rezo-debat]
Liste de diffusion consacrée au débat sur le nucléaire et ses
alternatives (débat issu ou non de la liste [rezo-actu]) Liste non
modérée, sans fichiers attachés ni fichier html.
Abonnement/désabonnement http://www.sortirdunucleaire.org/liste.htm
[presse-rezo]
Liste modérée destinée uniquement aux envois des communiqués de presse du réseau "Sortir du nucléaire". Liste modérée. Envois dès parution
des communiqués. Abonnement désabonnement
[alerte-rezo]
Liste destinée aux envois urgents concernant la lutte contre le
nucléaire sous toutes ses formes en France et dans le monde. Liste
modérée. Nombre de messages très très réduits. Envois strictement en
fonction du caractère urgent de l'information.
Abonnement désabonnement
Centrales nucléaires
[groupes-rezo]
Liste destinée aux courriers à destination des groupes signataires de
la charte du Réseau. Liste modérée. Nombre de messages limités.
Abonnement désabonnement
[rezo-j]
LA liste des Jeunes du Réseau Sortir du nucléaire
Abonnement désabonnement
GOOGLE
http://www.google.com/search?hl=fr&domains=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org&q=alerte+nucléaire&btnG=Recherche+Google&sitesearch=
LUXEMBOURG
http://www.gouvernement.lu/dossiers/nucleaire/alerte_nucleaire.html
BELGIQUE
Petit rappel des consignes à suivre en cas d'alerte nucléaire :
http://www.wanze.be/fr/pratique/securite/nucleaire/alerte_nucleaire.htm
http://www.radioactif.com/technologie/1493/un-pirate-a-cause-une-alerte-nucleaire.html
Recevez les nouvelles techno : Un pirate a causé une alerte nucléaire
° Un étudiant britannique de 18 ans a causé une frousse en juin 2002 en piratant un serveur d'un laboratoire nucléaire américain.
° Joseph MC Elroy avait piraté le serveur du laboratoire nucléaire situé
dans l'Illinois aux États-Unis, un laboratoire classé «Top Secret».
Après s'y être infiltré, il utilisait la puissance du réseau du
laboratoire afin de permettre à d'autres pirates de télécharger des
films et des MP3. Cela a causé le ralentissement du réseau local et
lorsque les techniciens ont découvert la faille, ils ont immédiatement
fermé l'ordinateur pendant trois jours et déclenché une alerte
terroriste.
° Le pirate ne fera pas de prison puisqu'il a plaidé coupable. De plus,
le juge a estimé que ce n'était pas de mauvaise foi qu'il avait agit
ainsi et qu'il ne connaissait pas l'importance du réseau qu'il avait
piraté. Il a écopé de 200 heures de travaux forcés.
Centrales nucléaires
Objet: blibliographie internationale Thésaurus Centrale Nucléaire, Pollution accidentelle
Date: 23 avril 2006 21:10:06 GMT+02:00
EN CAS D'ALERTE NUCLÉAIRE, AYEZ LES BONS RÉFLEXES
PREFECTURE HAUT RHIN (Organisme )
Date de parution : 01/09/1991
Nbre/N° de page : 3
Cote : 15867 D RM
PLAQUETTE D'INFORMATION EN CAS D'ACCIDENT NUCLÉAIRE
CENTRALE NUCLÉAIRE
POLLUTION ACCIDENTELLE
Sous-type DP : Plaquette d'information
Lieu géographique : 68 ; BRM
http://cdi.eau-rhin-meuse.fr/Record.htm?idlist=1&record=029212484749
Les effets de Tchernobyl sont pires qu'escomptés
crédit : International Atomic Energy AgencyLe nom de Tchernobyl n'est pas seulement attaché à la plus grande catastrophe nucléaire jamais advenue dans le monde. Tchernobyl est devenu synonyme du côté noir de la vie moderne - de la manière dont la technologie peut dérailler et des effets terrifiants que cela peut avoir. 20 ans après la catastrophe initiale, Greenpeace a publié un rapport consacré à ses effets, qu'elle juge plus étendus qu'on ne le pensait antérieurement.
La persistance de ces agents fait que les effets de Tchnernobyl se transmettent de génération en génération. La contamination liée à Tchernobyl est environ 100 fois supérieure à celle causée par les bombes cumulées d'Hiroshima et de Nagasaki. Les effets d'Hiroshima et de Nagasaki sont bien documentés, tandis que la spéculation demeure de mise en ce qui concerne ceux de Tchernobyl.
"Le nombre exact de victimes ne sera peut-être jamais connu, mais 3 millions d'enfants ont besoin d'être soignés", a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. "On ne saura qu'en 2016, au plus tôt, le nombre total de personnes susceptibles de développer des pathologies sévères."
La catastrophe n'est évidemment pas restée confinée à la zone évacuée à l'époque. Les nuages chargés de matières radioactives ont été charriés par les vents sur la moitié de la planète, l'Europe septentrionale ayant été particulièrement touchée. Principal agent radioactif de Tchernobyl, le césium 137 a une demi-vie de plus de 30 ans. "On va continuer à observer pendant des siècles les conséquences radiologiques (et, partant, sanitaires) de cet accident nucléaire", peut-on lire dans le dans le rapport de Greenpeace.
"Plus de la moitié du césium 137 émis suite à l'explosion a été transporté dans l'atmosphère vers les autres pays européens. Hormis l'Ukraine, le Belarus et la Russie, au moins 14 autres pays d'Europe (Autriche, Suède, Finlande, Norvège, Slovénie, Pologne, Roumanie, Hongrie, Suisse, République tchèque, Italie, Bulgarie, Moldova, Grèce) ont été frappés par des radiations de niveau supérieur à 1 Ci/mètre carré, seuil à partir duquel une zone est réputée 'contaminée'", poursuit le rapport.
On relève des quantités moindres de radiation dans toute l'Europe, sur une zone s'étendant de la Méditerranée à l'Asie. Concernant la zone entourant immédiatement le site de Tchernobyl, les auteurs du rapport indiquent que "rien qu'au Belarus, en Russie et en Ukraine, l'incident a été à l'origine d'un surcroît de mortalité estimé à 200 000 décès entre 1990 et 2004."
Les principales victimes de l'incident ont été: les "liquidateurs" ou ouvriers de nettoyage généralement détachés sur les lieux de la catastrophe pour déblayer; les populations évacuées dans le périmètre immédiat de 30 km autour du site ; les personnes qui résidaient dans des zones en bordure de la zone d'évacuation; et les enfants issus de tous ces groupes.
Dans les zones contaminées bordant le site, les taux de cancer ont augmenté de 40 pour cent au Belarus pris globalement, et plus fortement encore dans les zones les plus proches de Tchernobyl, de 2,7 fois dans les zones contaminées de Russie, et de près de trois fois dans les territoires ukrainiens touchés. S'agissant du cancer de la thyroïde, "marqueur" de la catastrophe de Tchernobyl, les taux continuent encore d'augmenter. Durant la période 1988-1998, les taux de cancer de la thyroïde ont doublé, et triplé en 1994 dans les secteurs contaminés situés en Russie.
Les effets ne se limitent cependant pas au cancer de la thyroïde. D'autres atteintes thyroïdiennes se sont traduites par tout un éventail de maladies endocriniennes. Les taux de leucémie, d'autres cancers, de maladies respiratoires, digestives, hémato-vasculaires et immunitaires ont tous augmenté selon un rapport allant de deux à quatre. Les réponses immunitaires ayant été atteintes, de nombreuses personnes sont affectées par le "SIDA de Tchernobyl" qui expose les nouveau-nés à un nombre d'infections 2,9 fois supérieur à celui observé chez un enfant "normal".
Les effets de la contamination sur les systèmes reproducteurs et urogénitaux ont augmenté les incidences de poids insuffisant à la naissance et de mortinatalité en Europe centrale et septentrionale. Les taux de trisomie 21 et d'anomalies congénitales telles qu'anencéphalie, spina-bifida, malformations cardiaques, malformations du système
10
nerveux central, palatoschisis et bec-de-lièvre ont par ailleurs tous augmenté en Europe centrale et septentrionale depuis la catastrophe de Tchernobyl.
'"On peut raisonnablement conclure que l'accident de Tchernobyl a été et continuera d'être un important facteur de morbidité et de mortalité dans toute l'Europe, de la Scandinavie, en passant pas l'Europe occidentale, jusqu'au sud où la Turquie enjambe la frontière entre l'Europe et l'Asie, et au-delà", relèvent les auteurs du rapport.
"Il sera impossible de recalculer a posteriori l'exposition à laquelle les populations ont été soumises [...]. Il faudrait mener des études pour clarifier autant que possible l'ampleur de la morbidité et de la mortalité résultant de l'accident de Tchernobyl."
Les ruines du site de Tchernobyl se situent à 100 km au nord de l'actuelle capitale de l'Ukraine, Kiev, le long de la frontière entre l'Ukraine et le Belarus. La centrale possédait quatre réacteurs refroidis à l'eau et modérés par du graphite. Cela signifie que des barres de graphite étaient utilisées pour contenir la réaction de fission de l'uranium 235.
Durant la nuit du 25 au 26 avril 1986, on effectuait un test à la centrale. La direction voulait voir si, dans l'hypothèse d'une panne de courant, les turbines de la centrale seraient en mesure d'assurer la marche des pompes primaires. Pour mener le test, la puissance du réacteur avait été ramenée à un quart de sa capacité opérationnelle et les systèmes de sécurité volontairement neutralisés.
Le test ne s'est pas déroulé comme prévu. La puissance de la centrale a baissé exagérément - de 99 pour cent - si bien qu'il a fallu l'augmenter lentement pour pouvoir mener le test. Une brusque "saute" s'est produite lors de la montée en puissance. L'arrêt d'urgence n'a pas fonctionné et le réacteur a explosé. On ignore les causes précises de la brusque montée en puissance et de l'explosion qui a suivi, mais les pistes actuelles tendent à incriminer un défaut de conception crucial - les barres de graphite utilisées pour contrôler la réaction.
Les barres de graphite ont pour fonction de modérer et de contrôler la réaction de fission - lorsqu'on les plonge dans le réacteur, la vitesse de la réaction diminue. Lorsqu'on les en retire, la vitesse de la réaction s'accroît. Les chercheurs pensent cependant qu'une insertion rapide de ces barres dans le réacteur pourrait en fait accroître subitement la vitesse de la réaction. Le graphite, une forme de carbone, est par ailleurs combustible.
L'enceinte de 1 000 tonnes du réacteur a été soufflée, et le graphite s'est enflammé, causant un gigantesque incendie. Les contenus du réacteur se sont déversés dans l'atmosphère. L'incendie a continué de faire rage pendant dix jours, rejetant continuellement des matières
radioactives dans l'atmosphère. En 1989, plus de 800 000 personnes ont été impliquées dans les travaux de nettoyage autour de Tchernobyl. 300 000 d'entre elles ont reçu des doses de radiations supérieures à 0,5 sievert (Sv) ou plus, soit 500 fois la dose maximum annuelle préconisée par l'UE.
Les décès attribués à la catastrophe, et notamment aux opérations de nettoyage subséquentes, sont extrêmement difficiles à estimer. L'Union Soviétique d'alors n'a pas fourni de chiffres précis, ne se contentant que d'évoquer une vague catastrophe le 28 avril, environ trois jours après l'événement, et la décrivant comme un simple "accident". Une fois cette nouvelle diffusée, des chercheurs danois et allemands ont pu reconstituer ce qui s'était passé en menant leurs propres recherches, et ont déduit que Tchernobyl avait été le théâtre d'un MCA ("maximal crédible accident" - accident maximal crédible).
La distribution de comprimés d'iode n'a débuté que le 23 mai, soit quatre semaines après l'accident initial. Ces comprimés auraient pu empêcher l'iode radioactif de pénétrer dans la glande thyroïde des habitants de la région. Quatre semaines après, les effets des comprimés d'iode sur les 130 000 personnes évacuées auront été négligeables.
Le plus incroyable est que la centrale de Tchernobyl n'a été définitivement arrêtée qu'en 2000 et que nombre de gens ont effectivement regagné la zone contaminée aux alentours directs de Tchernobyl malgré le bouclage dont elle faisait l'objet. Quelque 1 500 personnes sont retournées dans le périmètre de 15 km entourant Tchernobyl, 50 à Tchernobyl même ou dans la proche localité de Pripyat, actuellement ville fantôme, construite à l'origine pour héberger les ouvriers de la centrale et leurs proches soit 45 000 personnes.
Sources
Greenpeace, Chernobyl.info
http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=907
_______________________________
http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques! Des milliers d'articles indispensables.
Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.
10
Pour adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm
La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la vie.
Message propulsé par splio
http://www.splio.fr/
Cliquez ici pour inviter un ami à s'inscrire à cette lettre
http://www.SplioList.com/m.pl/invite/11132/20060315083809861881/2958
Cliquez ici pour vous désinscrire
http://www.SplioList.com/m.pl/del/11132/20060315083809861881/2958
Rapport de Greenpeace.
"Plus de la moitié du césium 137 émis suite à l'explosion a été transporté dans l'atmosphère vers les autres pays européens. Hormis l'Ukraine, le Belarus et la Russie, au moins 14 autres pays d'Europe (Autriche, Suède, Finlande, Norvège, Slovénie, Pologne, Roumanie, Hongrie, Suisse, République tchèque, Italie, Bulgarie, Moldova, Grèce) ont été frappés par des radiations de niveau supérieur à 1 Ci/mètre carré, seuil à partir duquel une zone est réputée 'contaminée'", poursuit le rapport.
On relève des quantités moindres de radiation dans toute l'Europe, sur une zone s'étendant de la Méditerranée à l'Asie. Concernant la zone entourant immédiatement le site de Tchernobyl, les auteurs du rapport indiquent que "rien qu'au Belarus, en Russie et en Ukraine, l'incident a été à l'origine d'un surcroît de mortalité estimé à 200 000 décès entre 1990 et 2004."
Les principales victimes de l'incident ont été: les "liquidateurs" ou ouvriers de nettoyage généralement détachés sur les lieux de la catastrophe pour déblayer; les populations évacuées dans le périmètre immédiat de 30 km autour du site ; les personnes qui résidaient dans des zones en bordure de la zone d'évacuation; et les enfants issus de tous ces groupes.
Dans les zones contaminées bordant le site, les taux de cancer ont augmenté de 40 pour cent au Belarus pris globalement, et plus fortement encore dans les zones les plus proches de Tchernobyl, de 2,7 fois dans les zones contaminées de Russie, et de près de trois fois dans les territoires ukrainiens touchés. S'agissant du cancer de la thyroïde, "marqueur" de la catastrophe de Tchernobyl, les taux continuent encore d'augmenter. Durant la période 1988-1998, les taux de cancer de la thyroïde ont doublé, et triplé en 1994 dans les secteurs contaminés situés en Russie.
Les effets ne se limitent cependant pas au cancer de la thyroïde. D'autres atteintes thyroïdiennes se sont traduites par tout un éventail de
maladies endocriniennes. Les taux de leucémie, d'autres cancers, de maladies respiratoires, digestives, hémato-vasculaires et immunitaires ont tous augmenté selon un rapport allant de deux à quatre. Les réponses immunitaires ayant été atteintes, de nombreuses personnes sont affectées par le "SIDA de Tchernobyl" qui expose les nouveau-nés à un nombre d'infections 2,9 fois supérieur à celui observé chez un enfant "normal".
Les effets de la contamination sur les systèmes reproducteurs et urogénitaux ont augmenté les incidences de poids insuffisant à la naissance et de mortinatalité en Europe centrale et septentrionale. Les taux de trisomie 21 et d'anomalies congénitales telles qu'anencéphalie, spina-bifida, malformations cardiaques, malformations du système nerveux central, palatoschisis et bec-de-lièvre ont par ailleurs tous augmenté en Europe centrale et septentrionale depuis la catastrophe de Tchernobyl.
'"On peut raisonnablement conclure que l'accident de Tchernobyl a été et continuera d'être un important facteur de morbidité et de mortalité dans toute l'Europe, de la Scandinavie, en passant pas l'Europe occidentale, jusqu'au sud où la Turquie enjambe la frontière entre l'Europe et l'Asie, et au-delà", relèvent les auteurs du rapport.
"Il sera impossible de recalculer a posteriori l'exposition à laquelle les populations ont été soumises [...]. Il faudrait mener des études pour clarifier autant que possible l'ampleur de la morbidité et de la mortalité résultant de l'accident de Tchernobyl."
Les ruines du site de Tchernobyl se situent à 100 km au nord de l'actuelle capitale de l'Ukraine, Kiev, le long de la frontière entre l'Ukraine et le Belarus. La centrale possédait quatre réacteurs refroidis à l'eau et modérés par du graphite. Cela signifie que des barres de graphite étaient utilisées pour contenir la réaction de fission de l'uranium 235.
Durant la nuit du 25 au 26 avril 1986, on effectuait un test à la centrale. La direction voulait voir si, dans l'hypothèse d'une panne de courant, les turbines de la centrale seraient en mesure d'assurer la marche des pompes primaires. Pour mener le test, la puissance du réacteur avait été ramenée à un quart de sa capacité opérationnelle et les systèmes de sécurité volontairement neutralisés.
Le test ne s'est pas déroulé comme prévu. La puissance de la centrale a baissé exagérément - de 99 pour cent - si bien qu'il a fallu l'augmenter lentement pour pouvoir mener le test. Une brusque "saute" s'est produite lors de la montée en puissance. L'arrêt d'urgence n'a pas fonctionné et le réacteur a explosé. On ignore les causes précises de la brusque montée en puissance et de l'explosion qui a suivi, mais les pistes actuelles tendent à incriminer un défaut de conception crucial - les barres
de graphite utilisées pour contrôler la réaction.
Les barres de graphite ont pour fonction de modérer et de contrôler la réaction de fission - lorsqu'on les plonge dans le réacteur, la vitesse de la réaction diminue. Lorsqu'on les en retire, la vitesse de la réaction s'accroît. Les chercheurs pensent cependant qu'une insertion rapide de ces barres dans le réacteur pourrait en fait accroître subitement la vitesse de la réaction. Le graphite, une forme de carbone, est par ailleurs combustible.
L'enceinte de 1 000 tonnes du réacteur a été soufflée, et le graphite s'est enflammé, causant un gigantesque incendie. Les contenus du réacteur se sont déversés dans l'atmosphère. L'incendie a continué de faire rage pendant dix jours, rejetant continuellement des matières radioactives dans l'atmosphère. En 1989, plus de 800 000 personnes ont été impliquées dans les travaux de nettoyage autour de Tchernobyl. 300 000 d'entre elles ont reçu des doses de radiations supérieures à 0,5 sievert (Sv) ou plus, soit 500 fois la dose maximum annuelle préconisée par l'UE.
Les décès attribués à la catastrophe, et notamment aux opérations de nettoyage subséquentes, sont extrêmement difficiles à estimer. L'Union Soviétique d'alors n'a pas fourni de chiffres précis, ne se contentant que d'évoquer une vague catastrophe le 28 avril, environ trois jours après l'événement, et la décrivant comme un simple "accident". Une fois cette nouvelle diffusée, des chercheurs danois et allemands ont pu reconstituer ce qui s'était passé en menant leurs propres recherches, et ont déduit que Tchernobyl avait été le théâtre d'un MCA ("maximal crédible accident" - accident maximal crédible).
La distribution de comprimés d'iode n'a débuté que le 23 mai, soit quatre semaines après l'accident initial. Ces comprimés auraient pu empêcher l'iode radioactif de pénétrer dans la glande thyroïde des habitants de la région. Quatre semaines après, les effets des comprimés d'iode sur les 130 000 personnes évacuées auront été négligeables.
Le plus incroyable est que la centrale de Tchernobyl n'a été définitivement arrêtée qu'en 2000 et que nombre de gens ont effectivement regagné la zone contaminée aux alentours directs de Tchernobyl malgré le bouclage dont elle faisait l'objet. Quelque 1 500 personnes sont retournées dans le périmètre de 15 km entourant Tchernobyl, 50 à Tchernobyl même ou dans la proche localité de Pripyat, actuellement ville fantôme, construite à l'origine pour héberger les ouvriers de la centrale et leurs proches soit 45 000 personnes.
Sources
Greenpeace, Chernobyl.info
http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=907________________________________
http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques! Des milliers d'articles indispensables. “
Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.
Pour adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm
La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la vie.
Message propulsé par splio http://www.splio.fr/
Cliquez ici pour inviter un ami à s'inscrire à cette lettre
http://www.SplioList.com/m.pl/invite/11132/20060315083809861881/2958
Cliquez ici pour vous désinscrire http://www.SplioList.com/m.pl/del/11132/20060315083809861881/2958
Technorati Tags: environnement, gestion de vie, nucléaire, prévention, textes

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Abonnement Publier les commentaires [Atom]
<< Accueil