03 juillet 2006

NDE - UNE CITOYENNE FACE À L’ÉNIGME N°1 N° 50 de la Revue Nouvelles Clés P.51

NDE UNE CITOYENNE FACE À L’ÉNIGME N°1
“ Les recherches sur l’après-vie arrachent les jeunes à la déprime “
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Extrait du N° 50 de la Revue Nouvelles Clés P. 51
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<< Le message des NDE est essentiel pour arracher notre société à la déprime, surtout chez les ados, dont beaucoup pensent au suicide ! >> Ainsi parle Sonia Barkallah, une jeune Marseillaise de 28 ans, qui relance la dynamique de la recherche sur les expériences de mort imminente. >>
Par Mélik Nguédar

Sonia BARKALLAH
Initiatrice du congrès de Martigues, veut faire connaître la NDE par tous les moyens

“ Plutôt chahuteuse en classe, toute petite déjà, Sonia Barkallah avait interrogé sa famille sur la mort. Musulmans modernes, non pratiquants, les adultes Barkallah l’avaient renvoyée à de vagues notions de paradis et d’enfer, insistant surtout sur l’aspect physiologique : << On est mort lorsqu’on ne respire plus . >> Du coup, la petite avait voulu tester la chose, retenant sa respiration le plus longtemps possible. Il lui en était resté une impression floue qui, à l‘adolescence, se mua en angoisse.
La seule tante qui la traitait en adulte lui parla de Life after life, où le Dr Raymond Moody raconte que des milliers de gens, sauvés de la mort in extremis par les techniques médicales modernes, ont ensuite rapporté une expérience fabuleuse, la NDE (Near Death Experience). La petite se précipita sur le bouquin qui, vingt ans avant, avait promu la plus improbable des hypothèses : au bord de la mort, la conscience, loin de s’éteindre, connaîtrait un éveil colossal, projetant la personne dans une conversion de vie.
<< Ce qui m’a le plus touchée, raconte Sonia, c’est lorsque les gens disent: “ J’ai vu ma vie défiler en détail et j’ai ressenti en moi-même tout ce que j’avais fait (ou pas) aux autres.” Cela m’a plus interpellée que l’idée que la mort n’est qu’un passage. Dans les semaines suivantes, j’ai vraiment commencé à changer. ! >>
Bac en poche, plutôt que de suivre des études, elle devient ambulancière, puis brancardière à Lourdes, où elle entamera avec un prêtre chrétien une conversation qui durera. Puis elle deviendra journaliste. Mais un vide la taraude, qu’aucune amitié, ni spirituelle, ni amoureuse ne comble. L’idée du suicide rôde.
Elle a 22 ans quand elle tombe sur la vidéo du livre de Moody et, en un éclair, veut devenir cinéaste et faire son propre film sur la NDE, pour propulser le plus largement l’incroyable information. Les chaînes de télé françaises, les plus bloquées sur de tels sujets, renâclent. Mais Sonia tient bon. À partir de 2004, la motivation de la jeune femme devient telle que que ses audaces se réalisent. Elle veut créer une fondation et, pour cela, décide d’organiser un congrès international, où viendront aussi bien les seniors comme Moody, que les nouveaux explorateurs de la NDE, tel Pim Van Lommel, le cardiologue hollandais dont la publication dans The Lancet, en 2001, a fait grand bruit. Après deux ans d’efforts, la date du 17 juin 2006 est finalement choisie pour ce congrès, à Martigues, qui pourrait bien booster la recherche mondiale sur la NDE ...
Deux objectifs :
1° Aider les chercheurs à communiquer,
2° Informer la jeunesse.
<< On dit souvent la France en retard, dit Sonia. Mais beaucoup de chercheurs français mènent des travaux en cachette ! J’ai parlé à des scientifiques du CNRS qui ont vécu une NDE et tentent de tester leurs hypothèses dans des labos de fortune. Des infirmières recueillent des informations à l’hôpital, en cachette de leurs chefs de service. Des médecins regroupent des centaines de témoignages ... Bref, les choses avancent, mais en France, elles sont obligées de se faire hors la loi, par peur du Conseil de l’ordre et de l’intolérance intellectuelle. C’est dommage ... >>
Son rêve principal concerne cependant les jeunes : << Sur des gens dépressifs, la lecture de livres comme
La Vie après la vie ou la Source noire s’avère parfois époustouflante : ça vous redonne envie de vivre ! Quand vous pensez que la seconde cause de mortalité des 16-25 ans est le suicide, j’affirme qu’il est essentiel de faire connaître la NDE par tous les moyens de communication possibles : de la BD au ciné, du théâtre aux documentaires, sans oublier le net bien sûr : les premiers blogs apparaissent sur le sujet ! >>

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